Glossaire de la VFC

De courtes définitions des termes que l’on rencontre dans les applications et la recherche sur la VFC. Chacune renvoie à une explication plus complète.

Voir tous les paramètres de la VFC par famille Unités, formules et durées d’enregistrement côte à côte, du RMSSD au DFA α1.

A

Artefact
Erreur dans un enregistrement des battements, comme un battement manqué, en trop ou mal daté, souvent due à un mouvement ou à un mauvais contact du capteur. Les artefacts peuvent fortement fausser les valeurs de VFC.
Arythmie sinusale respiratoire
Accélération normale de la fréquence cardiaque à l’inspiration et ralentissement à l’expiration. Commandée par le nerf vague, elle représente une grande part de la VFC au repos.

B

Baroréflexe
Réflexe qui stabilise la pression artérielle d’un battement à l’autre en modifiant la fréquence cardiaque. Son délai de réaction fait monter et descendre la fréquence cardiaque environ toutes les 10 secondes : c’est le rythme à 0,1 Hz de la puissance LF.
Battement ectopique
Battement qui naît hors du stimulateur naturel du cœur et arrive en général trop tôt. Ces battements sont courants, mais ils faussent la VFC s’ils ne sont pas retirés ou corrigés.
Biofeedback de VFC
Exercice de respiration : on suit sa fréquence cardiaque en direct en respirant lentement, souvent vers 6 respirations par minute, pour rendre aussi amples que possible l’accélération et le ralentissement du cœur à chaque respiration.

C

Capacité de décélération unité : ms
Ampleur moyenne des ralentissements du cœur, en ms, obtenue en moyennant le schéma autour de chaque battement plus lent que le précédent. Mesure vagale sur 24 h, utilisée après un infarctus.
Coactivation
Les deux branches du système nerveux autonome (SNA) qui augmentent, ou diminuent, en même temps. Elles ne fonctionnent pas comme une bascule : un seul chiffre de VFC ne suffit donc pas à vous situer sur une échelle unique.
Cohérence unité : sans unité (rapport)
Score de HeartMath : part du spectre de la VFC dans un seul pic étroit entre 0,04 et 0,26 Hz. Une respiration lente, à environ 6 par minute, le produit : il mesure surtout le rythme respiratoire.
Correction des battements
Repérer les intervalles erronés (battements manqués, surnuméraires ou ectopiques) et les supprimer ou les remplacer avant de calculer la VFC. La règle usuelle : corriger moins de 5 % des battements.

D

DFA α1 unité : sans unité (exposant)
L'exposant d'échelle à court terme de l'analyse des fluctuations redressées. Près de 1, les battements ont une mémoire à toutes les échelles ; près de 0,5, ils se comportent comme du bruit. L'α2 est la même pente sur des durées plus longues.
Diagramme de Poincaré
Nuage de points où chaque intervalle entre battements est placé en fonction du suivant, en millisecondes sur les deux axes. La forme du nuage montre d’un coup d’œil la variabilité à court terme et la variabilité globale.

E

ECG
Un enregistrement de l’activité électrique du cœur, réalisé avec des électrodes posées sur la peau. Les intervalles RR obtenus par ECG sont la méthode de référence pour mesurer la VFC.
Entropie approximative unité : nats
Mesure plus ancienne que l’entropie d’échantillon, sans unité : indicateur de régularité qui compte chaque séquence de battements comme concordant avec elle-même, d’où un biais vers les valeurs basses sur les enregistrements courts.
Entropie d’échantillon unité : nats
Degré d’imprévisibilité de la série de battements : l’opposé du logarithme de la probabilité que des séquences de battements semblables le restent une fois allongées d’un battement. Près de 0, la série se répète ; à 2 ou plus, elle est proche du hasard.

F

Fréquence cardiaque au repos unité : bpm
Nombre de battements du cœur par minute quand vous êtes tout à fait au repos. Chez l’adulte, il est en général de 60 à 100 battements par minute, et plus bas chez les sportifs bien entraînés.
Fréquence d’échantillonnage
Le nombre de fois par seconde où un capteur mesure le signal, en hertz (Hz). Il fixe la précision avec laquelle chaque battement est daté : environ ±1 ms à 1 000 Hz, ±4 ms à 250 Hz et ±20 ms à 25 Hz (caméra).
Fréquence du pic unité : Hz
La fréquence, en Hz, à laquelle une bande du spectre de la VFC a sa puissance la plus élevée. Le pic HF correspond en général à la fréquence respiratoire ; le pic LF se situe en général près de 0,1 Hz.
Fréquence respiratoire
Nombre de respirations par minute. Elle fait varier la VFC à elle seule : une respiration plus lente et plus profonde accroît l’oscillation d’un battement à l’autre, et sous environ 9 respirations par minute, celle-ci passe de la bande HF à la bande LF.

I

Indice de stress de Baevsky unité : sans unité (rapport)
Un nombre sans unité tiré de l’histogramme des intervalles entre battements. Il monte quand le rythme devient plus stable et moins variable, ce que Baevsky interprétait comme une régulation de l’organisme sous tension.
Indice SDNN unité : ms
Moyenne des SDNN de chaque segment de 5 minutes d’un enregistrement sur 24 heures, en millisecondes. Il garde la variabilité à l’intérieur de chaque segment et écarte la lente dérive entre les segments.
Indice triangulaire de la VFC unité : sans unité (rapport)
Nombre d’intervalles NN d’un enregistrement divisé par la hauteur de la barre la plus haute de leur histogramme. Mesure géométrique, sans unité, de la variabilité globale, que quelques battements erronés déplacent à peine.
Intervalle NN unité : ms
Intervalle RR entre deux battements normaux, en millisecondes, une fois les extrasystoles et les erreurs de mesure retirées. La plupart des mesures de VFC se calculent à partir des intervalles NN.
Intervalle RR unité : ms
Durée entre deux battements du cœur, en millisecondes, mesurée entre les pics R d’un ECG. La VFC se calcule à partir d’une série de ces intervalles.

L

lnRMSSD
Logarithme népérien du RMSSD, sans unité. Le logarithme atténue la dispersion des valeurs de RMSSD, ce qui facilite la comparaison et l’analyse des variations d’un jour à l’autre.

N

Nerf vague
Le principal nerf du système nerveux parasympathique, qui va du tronc cérébral au cœur, aux poumons et à l’intestin. Ses signaux rapides vers le cœur sont à l’origine de l’essentiel de la VFC d’un battement à l’autre.
NN50 unité : nombre
Le nombre de paires d’intervalles NN voisins qui diffèrent de plus de 50 millisecondes. Divisé par le nombre d’intervalles, il donne le pNN50.
Nœud sinusal
Le stimulateur naturel du cœur, un petit groupe de cellules qui déclenche chaque battement normal. Livré à lui-même, il impose un rythme d'environ 100 battements par minute ; au repos, le nerf vague le maintient plus bas.

O

Ondes de Mayer
Ondes lentes de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, environ une toutes les 10 secondes (0,1 Hz), dues au retard du baroréflexe. C’est le principal rythme de la bande LF au repos.

P

pNN20 unité : %
Le pourcentage d’intervalles NN voisins qui diffèrent de plus de 20 millisecondes. Proche du pNN50 mais avec un seuil plus bas, il varie encore chez les personnes dont les changements d’un battement à l’autre sont faibles.
pNN50 unité : %
Le pourcentage d'intervalles NN voisins qui diffèrent de plus de 50 millisecondes. Comme le RMSSD, il suit les variations rapides d'origine vagale, mais sous forme de part et non d'amplitude.
PPG
Une méthode optique qui envoie de la lumière dans la peau et détecte l'afflux de sang qui accompagne chaque battement. La plupart des montres, des bagues et des applications utilisant la caméra du téléphone s'en servent pour estimer la VFC.
Puissance HF unité : ms²
La variance des intervalles entre battements dans la bande de 0,15 à 0,40 Hz (en ms²), celle de la respiration normale. Elle reflète surtout l’activité vagale quand on respire de 9 à 24 fois par minute.
Puissance LF unité : ms²
Variance des intervalles entre battements dans la bande de 0,04 à 0,15 Hz, en ms² : des rythmes qui se répètent toutes les 7 à 25 secondes. Autrefois interprétée comme un reflet de l’activité sympathique, une lecture aujourd’hui contestée.
Puissance totale unité : ms²
Somme de la puissance de toutes les bandes du spectre, en ms² : la variance des intervalles entre battements. Sur un enregistrement de 5 minutes, c’est VLF + LF + HF ; sur 24 heures, on y ajoute l’ULF.
Puissance ULF unité : ms²
Variance des intervalles entre battements en dessous de 0,003 Hz, en ms² : rythmes plus lents qu’un cycle toutes les 5 minutes, dont le cycle jour-nuit. Ne se mesure que sur un enregistrement de 24 heures.
Puissance VLF unité : ms²
Variance des intervalles entre battements dans la bande de 0,003 à 0,04 Hz, en ms² : des rythmes dont la période va de 25 secondes à 5 minutes. Elle demande au moins 5 minutes d’enregistrement et se lit mieux sur 24 heures.

R

Rapport LF/HF unité : sans unité (rapport)
Puissance LF divisée par la puissance HF, sans unité. Proposé comme indicateur de l’équilibre entre les systèmes sympathique et parasympathique, il ne permet pas, selon la recherche, de le mesurer de façon fiable.
RMSSD unité : ms
Racine carrée de la moyenne des carrés des différences successives : mesure de VFC calculée à partir de l’écart entre chaque intervalle entre battements et le suivant, en millisecondes. Elle reflète surtout l’activité vagale.
RR moyen unité : ms
Durée moyenne entre deux battements dans un enregistrement, en millisecondes. La fréquence cardiaque en est l’inverse : elle vaut 60 000 divisé par le RR moyen.
Rythme circadien
L’horloge biologique de 24 heures. La fréquence cardiaque est plus basse et la VFC d’origine vagale plus haute la nuit que le jour : seules des mesures prises à la même heure sont comparables.

S

Saturation parasympathique
Quand le frein vagal est si fort, le plus souvent chez des personnes en très bonne forme à la fréquence cardiaque au repos très basse, que l’oscillation d’un battement à l’autre diminue. La VFC baisse alors, tandis que l’activité vagale augmente.
Score de préparation
Un chiffre, souvent sur 100, qu’un appareil calcule d’après la VFC, la fréquence cardiaque au repos, le sommeil et d’autres données pour suggérer votre forme du jour. La pondération n’est pas publiée.
SD1 et SD2 unité : ms
Deux mesures de la dispersion des points d'un diagramme de Poincaré, en millisecondes. Le SD1 en est la largeur et suit la variabilité à court terme, comme le RMSSD ; le SD2 en est la longueur et suit la variabilité globale.
SDANN unité : ms
Écart type de l’intervalle NN moyen de chaque segment de 5 minutes d’un enregistrement de 24 heures, en millisecondes. Il mesure les changements lents au fil de la journée et ignore tout ce qui est plus rapide.
SDNN unité : ms
Écart type de tous les intervalles NN d’un enregistrement, en millisecondes. Il mesure la variabilité globale, et sa valeur dépend fortement de la durée de l’enregistrement.
SDSD unité : ms
Écart type des différences entre intervalles NN voisins, en millisecondes. Presque identique au RMSSD, il mesure le même changement rapide d’un battement à l’autre.
Stationnarité
L’hypothèse que les rythmes d’un enregistrement restent les mêmes du début à la fin. Les mesures fréquentielles comme LF et HF en ont besoin ; un enregistrement qui change en cours de route la met en défaut.
Suppression de la tendance
Retirer la dérive lente d’une série d’intervalles entre battements avant de calculer un spectre, pour qu’elle ne s’accumule pas en fausse puissance dans les plus basses fréquences.
Système nerveux autonome
La partie du système nerveux qui régit le corps sans contrôle conscient, dont la fréquence cardiaque. La VFC reflète surtout la façon dont il ajuste le cœur d’un instant à l’autre.
Système nerveux parasympathique
La branche « repos et digestion » du système nerveux autonome. Elle ralentit le cœur, surtout par le nerf vague, et produit l’essentiel de la variation de la VFC d’un battement à l’autre.
Système nerveux sympathique
La branche « combat ou fuite » du système nerveux autonome. Elle accélère le cœur et le fait battre plus fort, mais agit trop lentement pour piloter la VFC d’un battement à l’autre.

T

Tachogramme
Graphique en courbe des intervalles entre battements dans l’ordre où ils se sont produits, un point par battement, en millisecondes. Il montre la VFC sous la forme d’une ligne ondulée plutôt que d’un seul chiffre.
Test orthostatique
Court test du matin : 2 minutes sans bouger en position allongée ou assise, puis 2 minutes debout, en enregistrant la fréquence cardiaque et la VFC dans les deux positions pour voir comment l’organisme réagit au passage debout.
TINN unité : ms
Largeur, en millisecondes, de la base du triangle qui s’ajuste le mieux à l’histogramme des intervalles NN. Mesure géométrique de la variabilité globale, issue de l’analyse Holter sur 24 heures.
Tonus vagal
L’influence continue du nerf vague sur le cœur, qu’il ralentit. On l’estime en général à partir de mesures de VFC comme le RMSSD et la puissance HF.
Turbulence de la fréquence cardiaque unité : % et ms/battement
La brève accélération, puis le retour plus lent du rythme cardiaque après un battement ventriculaire prématuré, mesurés sur un ECG de 24 heures par deux valeurs : le début de la turbulence (%) et sa pente (ms par battement).

U

Unités normalisées unité : n.u.
La puissance LF ou HF exprimée en pourcentage de leur somme (LF + HF) et non en ms². Les deux valeurs totalisent toujours 100 : à elles deux, elles ne portent qu’une seule information.

V

Valeur de référence personnelle
Votre niveau et votre plage habituels de VFC, établis sur des semaines de mesures prises de la même façon. Comparer une mesure à votre valeur de référence en dit plus que la comparer aux autres.
Variabilité de la fréquence cardiaque
La variation naturelle du temps qui sépare un battement du suivant. Elle reflète surtout la façon dont le système nerveux autonome ajuste le cœur d’un battement à l’autre.
Variabilité de la fréquence du pouls
Variation de l’intervalle entre deux pulsations, mesurée par voie optique par les montres, les bagues et les caméras de téléphone. Elle suit de près la VFC au repos mais s’en écarte en mouvement.