SDSD
Autres noms : écart type des différences successives
Écart type des différences entre intervalles NN voisins, en millisecondes. Presque identique au RMSSD, il mesure le même changement rapide d’un battement à l’autre.
Unité : ms
Le SDSD est l’écart type des différences successives entre intervalles NN Intervalle NN Intervalle RR entre deux battements normaux, en millisecondes, une fois les extrasystoles et les erreurs de mesure retirées. La plupart des mesures de VFC se calculent à partir des intervalles NN. En savoir plus sur Intervalle NN , en millisecondes.
Pourquoi cette mesure existe
Les normes de la Task Force de 1996 (Société européenne de cardiologie et Société nord-américaine de stimulation et d’électrophysiologie) présentent le SDSD à côté du RMSSD RMSSD Racine carrée de la moyenne des carrés des différences successives : mesure de VFC calculée à partir de l’écart entre chaque intervalle entre battements et le suivant, en millisecondes. Elle reflète surtout l’activité vagale. En savoir plus sur RMSSD comme une seconde façon de résumer les différences entre battements voisins. Le RMSSD élève les différences au carré autour de zéro ; le SDSD, autour de leur propre moyenne. Dans un enregistrement au repos, la moyenne des différences est presque exactement nulle, car chaque accélération est compensée par un ralentissement : les deux valeurs sont donc presque identiques. Le SDSD est surtout utile parce qu’il relie le domaine temporel au diagramme de Poincaré Diagramme de Poincaré Nuage de points où chaque intervalle entre battements est placé en fonction du suivant, en millisecondes sur les deux axes. La forme du nuage montre d’un coup d’œil la variabilité à court terme et la variabilité globale. En savoir plus sur Diagramme de Poincaré : Brennan et ses collègues ont montré en 2001 que .
La formule
Prenez les différences successives , retranchez de chacune leur moyenne , élevez au carré, additionnez, divisez par le nombre de différences moins un, puis prenez la racine carrée. est le -ième intervalle entre deux battements normaux et le nombre d’intervalles : il y a donc différences.
Exemple détaillé
SDSD pas à pas
Dix battements, tous les chiffres affichés
Pour ces 10 intervalles : SDSD = 27,5 ms.
Étape 5 sur 5
Étape 1 sur 5 Partir des intervalles
Battement 1 880 ms Battement 2 826 ms Battement 3 812 ms Battement 4 823 ms Battement 5 848 ms Battement 6 877 ms Battement 7 880 ms Battement 8 866 ms Battement 9 828 ms Battement 10 815 ms 10 intervalles entre 11 battements, en millisecondes.
Étape 2 sur 5 Soustraire chaque intervalle du suivant
Battement 2 − battement 1 −54 ms Battement 3 − battement 2 −14 ms Battement 4 − battement 3 +11 ms Battement 5 − battement 4 +25 ms Battement 6 − battement 5 +29 ms Battement 7 − battement 6 +3 ms Battement 8 − battement 7 −14 ms Battement 9 − battement 8 −38 ms Battement 10 − battement 9 −13 ms Une valeur positive signifie que le cœur a ralenti le temps d’un battement ; une valeur négative, qu’il a accéléré.
Étape 3 sur 5 Calculer la différence moyenne
−65 ÷ 9 −7,22 ms Sur un long enregistrement au repos, les différences ont une moyenne presque nulle, ce qui explique que le SDSD et le RMSSD soient presque identiques.
Étape 4 sur 5 Soustraire la différence moyenne et élever au carré
Différence 1 2188,16 Différence 2 45,94 Différence 3 332,05 Différence 4 1038,27 Différence 5 1312,05 Différence 6 104,49 Différence 7 45,94 Différence 8 947,27 Différence 9 33,38 Somme 6047,56 Étape 5 sur 5 Diviser par le nombre de différences moins un, puis prendre la racine carrée
6047,56 ÷ 8 755,94 √755,94 27,5 ms SDSD 27,5 ms
Avec JavaScript, les étapes s’affichent une à une et les battements peuvent être modifiés.
Une ligne de dix intervalles cardiaques modifiables, en millisecondes, puis les étapes numérotées du calcul (SDSD) : Partir des intervalles; Soustraire chaque intervalle du suivant; Calculer la différence moyenne; Soustraire la différence moyenne et élever au carré; Diviser par le nombre de différences moins un, puis prendre la racine carrée. La dernière étape donne : SDSD 27,5 ms. Les boutons Retour et Suivant permettent de passer d’une étape à l’autre.
Les dix battements de l’enregistrement d’exemple donnent un SDSD de 27,5 ms, contre un RMSSD de 26,9 ms. L’écart vient de la petite moyenne non nulle des neuf différences ; sur un enregistrement plus long, il disparaît.
Ce qui le fait varier
Tout ce qui fait varier le RMSSD : la profondeur et la fréquence respiratoires, l’ activité vagale Tonus vagal L’influence continue du nerf vague sur le cœur, qu’il ralentit. On l’estime en général à partir de mesures de VFC comme le RMSSD et la puissance HF. En savoir plus sur Tonus vagal , la fréquence cardiaque, la posture, le sommeil, l’alcool et la maladie.
Quand il trompe
Considérez le SDSD et le RMSSD comme une seule mesure : un article qui présente les deux comme des résultats distincts a compté deux fois la même chose. Dans un enregistrement où la fréquence cardiaque évolue de façon régulière dans un même sens, la moyenne des différences n’est plus nulle et les deux valeurs s’écartent légèrement. Les artefacts Artefact Erreur dans un enregistrement des battements, comme un battement manqué, en trop ou mal daté, souvent due à un mouvement ou à un mauvais contact du capteur. Les artefacts peuvent fortement fausser les valeurs de VFC. En savoir plus sur Artefact le gonflent exactement comme ils gonflent le RMSSD.
Où vous le verrez
C’est le nom que lui donne la Task Force : SDSD. La documentation de Kubios l’emploie pour définir le SD1 SD1 et SD2 Deux mesures de la dispersion des points d'un diagramme de Poincaré, en millisecondes. Le SD1 en est la largeur et suit la variabilité à court terme, comme le RMSSD ; le SD2 en est la longueur et suit la variabilité globale. En savoir plus sur SD1 et SD2 , et certains articles plus anciens le publient à la place du RMSSD. Le SD1 d’un diagramme de Poincaré est le SDSD divisé par la racine carrée de deux.