Rythme circadien
Autres noms : circadien, horloge biologique, rythme de 24 heures, rythme jour-nuit
L’horloge biologique de 24 heures. La fréquence cardiaque est plus basse et la VFC d’origine vagale plus haute la nuit que le jour : seules des mesures prises à la même heure sont comparables.
L’organisme suit une horloge d’environ 24 heures, qui rythme le sommeil, la température corporelle, les hormones et la fréquence cardiaque. Elle continue de tourner même quand le sommeil est déplacé. Boudreau et ses collègues (2013) l’ont montré en soumettant 13 jeunes adultes à des cycles veille-sommeil courts, en isolement temporel, pendant 72 heures : la fréquence cardiaque et la puissance HF Puissance HF La variance des intervalles entre battements dans la bande de 0,15 à 0,40 Hz (en ms²), celle de la respiration normale. Elle reflète surtout l’activité vagale quand on respire de 9 à 24 fois par minute. En savoir plus sur Puissance HF suivaient toujours un rythme circadien, à l’éveil comme dans chaque phase du sommeil lent, et l’ activité vagale Tonus vagal L’influence continue du nerf vague sur le cœur, qu’il ralentit. On l’estime en général à partir de mesures de VFC comme le RMSSD et la puissance HF. En savoir plus sur Tonus vagal pendant le sommeil profond culminait vers 2 h 00 du matin.
Shaffer et Ginsberg (2017) résument le profil quotidien : la puissance HF tend à monter la nuit et à baisser le jour. Sur 24 heures, cette oscillation lente fait partie de la bande des ultra-basses fréquences Puissance ULF Variance des intervalles entre battements en dessous de 0,003 Hz, en ms² : rythmes plus lents qu’un cycle toutes les 5 minutes, dont le cycle jour-nuit. Ne se mesure que sur un enregistrement de 24 heures. En savoir plus sur Puissance ULF , qui ne se mesure qu’avec un enregistrement d’une journée ou plus (Shaffer, McCraty et Zerr, 2014).
Pourquoi cela compte pour la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC).
- Toujours à la même heure. Une mesure à 7 h et une mesure à 18 h ne se situent pas au même point de l’horloge. Les mesures prises le matin peu après le réveil et les moyennes nocturnes conviennent l’une comme l’autre, à condition de s’en tenir à une seule méthode.
- Les longs enregistrements intègrent l’horloge. Le SDNN SDNN Écart type de tous les intervalles NN d’un enregistrement, en millisecondes. Il mesure la variabilité globale, et sa valeur dépend fortement de la durée de l’enregistrement. En savoir plus sur SDNN sur 24 heures inclut l’oscillation jour-nuit, ce qui explique qu’il soit bien plus élevé qu’un SDNN sur 5 minutes. Le modèle ci-dessous construit une journée simulée avec une oscillation circadienne de la fréquence cardiaque ; faites glisser la fenêtre de 5 minutes à 24 heures et regardez le SDNN augmenter.
- Dormir à une autre heure ne déplace pas l’horloge d’un seul coup. Dans l’étude ci-dessus, le rythme a tenu alors que le sommeil survenait à toute heure : une mesure prise après un coucher tardif ou un vol qui traverse plusieurs fuseaux horaires tombe donc à un autre point de l’horloge.
Combien de temps faut-il enregistrer ?
Une journée simulée, pas une personne
- RMSSD
- 37,2 ms
- SDNN
- 29,7 ms
- Battements dans la fenêtre
- 327
Sur 5 min, le RMSSD est de 37,2 ms et le SDNN de 29,7 ms. C’est la norme à court terme.
Le curseur fonctionne lorsque JavaScript est activé.
Un graphique du RMSSD et du SDNN en fonction de la durée d’enregistrement, sur un axe logarithmique de 10 secondes à 24 heures. La ligne du RMSSD reste proche de 37 ms à toutes les durées. La ligne du SDNN se tient près de 30 ms jusqu’à quelques minutes, puis grimpe jusqu’à environ 84 ms à 24 heures. Des repères en pointillés montrent les durées minimales : 1 minute pour la bande HF, 2 minutes pour la LF, 5 minutes pour la norme à court terme et la bande VLF, 20 minutes pour le DFA alpha 2 et 24 heures pour l’ULF et le SDNN à long terme. Un curseur choisit la durée de la fenêtre, et des indicateurs donnent le RMSSD, le SDNN et le nombre de battements dans la fenêtre.
Pourquoi ma VFC change-t-elle selon la saison ? traite du rythme quotidien et du rythme saisonnier, plus lent.